Conférence de presse du film Avatar à Paris
A la veille de la sortie nationale du film, c’est l’occasion pour moi de revenir sur la conférence de presse d’Avatar a eu lieu le 7 Décembre dernier à Paris dans le 7ème arrondissement. Etaient présents, James Cameron, Zoe Saldana, Sam Worthington, Sigourney Weaver, Stephen Lang et enfin Jon Landau.
Je ne vais pas vous retranscrire ici toute la conférence de presse, car j’ai trouvé un site qui l’a traduite intégralement. De plus, vous pourrez également écouter l’enregistrement audio de la conférence (pour les plus téméraires car tout est en anglais).
Voilà tout de même une sélection des questions et des réponses posées à l’équipe du film :
Le film est vraiment très immersif. A ce niveau-là, je voulais savoir qu’elle avait été l’influence des jeux vidéos mais aussi comment vous avez travaillé sur le jeu ?
James Cameron : On a formé un bon partenariat avec Ubisoft. Il y a un style très différent dans les jeux vidéos. Ubisoft est venu me voir avec une idée qui montrait qu’ils avaient compris le film d’un point de vue thématique. On pouvait alors choisir entre incarner un Marine ou un Na’vi. Ca m’a beaucoup plu, on donc formé un partenariat très fort et une très bonne relation de travail. J’ai joué à la version finale du jeu, il est très bon… et en 3D !
En France, on a des héros bleus : les Schtroumpfs. Je voulais savoir ce qui vous a poussé à choisir le bleu.
James Cameron : J’aime le bleu. Et le vert était déjà pris. Ce qui est bizarre, c’est qu’après avoir bossé 4 ans sur le film, le bleu me semble désormais une couleur naturelle pour la peau.
Sam Worthington : Je me trouve beaucoup plus beau en Na’vi qu’en vrai.
James Cameron : D’ailleurs il y a eu beaucoup de discussions quand au design des Na’vis mais pas quand il s’agissait du derrière de Sam. Aux effets spéciaux, on disait qu’il avait un beau cul.
Vous avez travaillé avec le « Volume », une technologie inédite de performance capture sans caméra traditionnelle sur le plateau. En quoi ca a changé votre façon de travailler ? A quel moment le découpage technique et le choix des plans a-t-il été fait ?
Sigourney Weaver : On étais tous très beaux dans nos costumes noirs avec une queue. Dans le Volume, les acteurs ont la responsabilité de montrer qu’ils sont dans le monde dans lequel les personnages évoluent. C’était très intéressant pour les acteurs. Dans ce décor tout vide, on pouvait faire tout ce qu’on voulait et jouer au maximum. Il y avait presque plus de science-fiction dans la technologie du tournage que dans l’histoire elle-même…
Zoé Saldana : On est allé au Japon pour faire des essais et j’ai trouvé ça très libérateur de jouer avec rien autour de moi. J’étais un peu comme un bébé qui vient de naitre, je pouvais tout faire avec mon imagination.
Sam Worthington : On est tous d’accord pour dire que le Volume ne nous restreint pas, bien au contraire. On est libre de jouer à fond.
Stephen Lang : Oui, ça nous ramène aux fondamentaux du jeu d’acteur finalement.
James Cameron : C’était une manière différente de travailler. On tournait les scènes sans avoir à se soucier de la photo. Je pouvais donc me concentrer à 100% sur les acteurs. C’était intéressant de pouvoir passer du temps, parfois une journée entière, pour arriver à capturer quelque chose de particulier comme une émotion, un sourire, une larme. C’était de la SF mais faite par des humains, c’était très humain !
Le montage, c’était autre chose. On devait choisir certaines scènes capturées dans le volume puis filmer autour avec des caméras, choisir les angles, la prise de vue. Une fois qu’on avait tout ça, le montage était tout à fait normal. Il y avait d’ailleurs le monteur avec moi sur le plateau donc il pouvait échanger avec moi pendant le tournage. Ici, le montage et le tournage étaient presque fusionnés.
On parle du film de l’année, de technologies révolutionnaires. Une question toute simple : qu’avez vous ressenti après avoir vu le film terminé ?
James Cameron : D’habitude, je n’aime pas voir mes propres films. Mais là c’était intéressant car j’y suis allé avec le casting. Ils se sont réjouis de le voir. Sigourney criait comme une petite fille de dix ans…
Sigourney Weaver : Mais je suis de New York !
James Cameron : Pour moi, c’était la première fois que je le voyais sans pouvoir y toucher et c’était un soulagement. Aussi un soulagement de voir un film de 2h40 en 3D et qui fonctionne. On n’en était pas vraiment sûr, jusqu’à il y a six jours quand les projections ont commencé.
En petit bonus, la vidéo de la dernière question
Pour voir le reste de la conférence ou l’écouter en streaming c’est sur cloneweb.net
Quant à moi ce soir, je serais à l’avant première ! Comptez sur moi pour partager avec vous me ressenti !